Pourquoi "Justice réparatrice" nous paraît-il préférable à "Justice restaurative" ou "restauratrice" ?

Ces différentes expressions sont utilisées en France pour qualifier cette forme de justice. Nous avons préféré le terme de réparatrice qui semble d'ailleurs emporté une adhésion "officielle". La ministre de la Justice garde des Sceaux, Christiane Taubira, emploie elle-même ce terme.

Selon Mylène Jaccoud, chercheuse et professeur au Centre international de criminologie de l'Université de Québec à Montréal au Canada :

La notion de « restorative justice » est généralement traduite par « justice réparatrice » au Québec. En Europe francophone, on a plus souvent recours au vocable « justice restaurative », la parenté terminologique avec le concept anglo-saxon étant parfois évoquée (voir notamment Walgrave, 1999). mais il faudrait plutôt parler de « justice réparatrice », en raison de la diversité sémantique de la notion de réparation, cette diversité étant susceptible de mieux traduire la complexité de ce nouveau paradigme, alors que la notion de "restauration" est plus restreinte.

 

En effet, reparare
signifie

 

alors que restaurare
s’avère plus restrictif

 

préparer de nouveau
renouveler
recommencer
rétablir
réparer
renouveler
reprendre
restaurer
rafraîchir
créer de nouveau
faire revivre
reproduire
acquérir de nouveau
recouvrer
se procurer en retour
échanger
racheter
acheter
suppléer


recommencer
rétablir

réparer

renouveler

reprendre

refaire

reconstruire