Dans le domaine du social

Le Petit Robert donne comme première explication du mot « justice » : principe moral qui exige le respect du droit et de l'équité.
Dans le Larousse on peut lire : faire justice c'est faire réparer le tort subi.

Le postulat sous-jacent des pratiques de justice restaurative est que les gens sont plus heureux, plus coopératifs, plus productifs et plus aptes à s’engager dans des changements positifs si ceux qui ont de l’autorité sur eux (une autorité quelle qu’elle soit) agissent AVEC eux et non POUR eux.

La justice restaurative est fondamentalement axée sur la réparation, la responsabilité et le lien social.

Quand une personne ou un groupe a souffert ou a causé de la souffrance, la justice restaurative offre une réponse qui respecte l'intégrité de chaque personne ainsi que celle des communautés d'où elles viennent.

La justice restaurative est mise en pratique dans les pratiques ancestrales de peuples du monde entier, dans des communautés religieuses, des associations de défense de victimes, des services de justice correctionnelle. La justice restaurative a été utilisée dans des écoles, des lieux de travail, pour des familles et dans des communautés.

La conférence familiale

La conférence familiale est une pratique de justice restaurative qui s'adapte à tous les problèmes familiaux tels que :

  • les problèmes liés à l'enfance (situations de négligence, de carences éducatives, de danger pour les enfants dans leur santé, sécurité ou moralité ou de développement compromis au plan physique, affectif, intellectuel et social),
  • la maladie,
  • la vieillesse,
  • les addictions,
  • les abus,
  • la réinsertion (après une période d'enfermement ou d'hospitalisation).

Plusieurs départements, notamment l'Ardèche et la Gironde ont déjà fait appel à Question de justice pour engager cette pratique auprès de leurs professionnels, en vue de lancer les premières expérimentations de conférences familiales sur le terrain.

La justice restaurative, en favorisant l'apaisement social, permet aussi une réduction des dépenses en améliorant les mises sous tutelles, les résultats des divorces, les réponses aux situations d'enfants et familles en danger, les réactions aux situations conflictuelles de voisinage et une meilleure préparation de la personne qui réintègre la société.